Askey informatique, une filiale du groupe ASUS, est accusé de licenciement illégal massif qui lui permet d’éviter de verser des indemnités de licenciement aux travailleurs migrants. L’accusation formulée par le syndicat d’Askey et celui d’ASUS estime qu’Askey informatique veut fermer son usine à Taoyuan et qu’au lieu de procéder à un licenciement, l’entreprise avait invité ces travailleurs migrants à chercher un autre emploi au prétexte qu’il n’y aurait plus de possibilité de faire des heures supplémentaires. Les deux syndicats précisent que 300 des plus de 400 travailleurs philippins ont déjà changé d’emploi, tout comme les travailleurs thaïlandais qui ne sont plus que deux aujourd’hui, contre 99 à l’origine.
Aujourd’hui Chin Shih-ping (金士平), un responsable du ministère du Travail, a indiqué être entré en contact avec Askey informatique : « Nous avons déjà communiqué avec les responsables des ressources humaines de Askey qui nous ont affirmé que l’entreprise n’envisageait aucun licenciement massif. Nous leur avons également rappelé que toute procédure de licenciement devait être appliquée conformément à la loi et que, selon les cas, il fallait verser des indemnités de licenciement. L’entreprise a déjà demandé une médiation du dossier. »
Chin Shih-ping précise que la loi sur la protection des travailleurs en cas de licenciement massif ne s’applique pas aux travailleurs ayant un contrat à durée déterminée. Par conséquent, les travailleurs migrants ne peuvent pas être pris en compte dans les cas de licenciement massif.