Un forum international sur l’IA et la jeunesse s’est déroulé aujourd’hui à Taipei, réunissant des experts de différents pays, afin d’échanger sur les impacts de l’IA en matière d’éducation et d’emploi. La Vice-Présidente Hsiao Bi-khim (蕭美琴) a assisté aux présentations des lauréats du concours de propositions citoyennes. Dans son discours, elle a rappelé que Taïwan était classé 16e au Global AI index, classement international sur la compétitivité en matière d'IA. Les politiques gouvernementales et l'infrastructure matérielle constituent ses principaux atouts, mais l'environnement des affaires et les applications de logiciels restent à améliorer. Hsiao Bi-khim s’est dite convaincue que la prochaine génération sera capable d’innover afin de relever ces défis après avoir vu les projets présentés par des jeunes.
Ces projets concernent des domaines aussi variés que la sécurité routière, les énergies vertes, la préservation du patrimoine historique et culturel, ou encore la revitalisation des marchés. Hsiao Bi-khim a souligné qu’en réfléchissant aux solutions basées sur l’IA, il était essentiel de prendre en compte les impacts négatifs potentiels sur certains groupes de la société. De même que des entreprises utilisent l'IA pour créer des chaînes de production virtuelles et corriger les problèmes avant la construction d'usines, ce concept pouvait être appliqué pour conduire à une prise de décision publique plus éclairée, a-t-elle précisé.
Concernant les inquiétudes des jeunes quant aux défis de l'emploi liés au développement rapide de l'IA, la Vice-Présidente a souligné que l'IA n'avait pas vocation à remplacer les humains, mais plutôt à les aider à résoudre les problèmes. Elle a indiqué : « Où que j’aille, dans tous les secteurs, on déplore une pénurie de talents. Autrement dit, pourvu que chacun soit motivé et fasse preuve d’innovation, en participant activement aux diverses initiatives d'innovation liées à l'IA, le marché du travail est prêt à vous accueillir dans tous les secteurs. »