Lors de sa rencontre à Pékin, hier 8 décembre, avec son homologue allemand, Johann Wadephul, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi (王毅), a déclaré que le statut de Taïwan avait été « affirmé de manière irréversible » à sept reprises par divers documents, dont la Déclaration du Caire et la résolution 2758 de l'Assemblée générale des Nations unies. Réagissant à ces propos, le porte-parole du ministère taïwanais des Affaires étrangères, Hsiao Kuang-wei (蕭光偉), a déclaré qu’il s’agissait d’une « distorsion systématique et habituelle des documents internationaux pertinents » par la Chine, qui ne retient que ce qui l’arrange, tout en niant le reste.
Hsiao Kuang-wei a souligné qu'après la Seconde Guerre mondiale, la signature en 1951 du Traité de San Francisco, qui a force de loi internationale, a remplacé les déclarations politiques telles que la Déclaration du Caire et celle de Potsdam. Il a déclaré : « Le Traité de San Francisco n'a pas cédé Taïwan à la République populaire de Chine, et cette dernière n'a jamais exercé de pouvoir sur Taïwan. Par conséquent, Taïwan ne fait en aucun cas partie de la République populaire de Chine, et cela est reconnu par les principales démocraties dans le monde. »
Le porte-parole de la Diplomatie a précisé que Taïwan avait entamé un processus de libéralisation et de démocratisation politique à partir du milieu des années 1980, tenant ensuite sa première élection présidentielle au suffrage universel direct en 1996. Les pouvoirs exécutif et législatif sont élus par le peuple taïwanais et gouvernent effectivement Taïwan, faisant d'eux le seul gouvernement légitime représentant Taïwan sur la scène internationale, a-t-il souligné.
Hsiao Kuang-wei a en outre rappelé que le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul avait invoqué à plusieurs reprises cette année l'interdiction du recours à la force inscrite dans la Charte des Nations Unies pour s'opposer à l'utilisation de la force dans le détroit de Taïwan. Celui-ci a aussi réaffirmé l'importance de la paix et de la stabilité dans cette zone, ce qui témoigne de l'attachement de l'Allemagne au droit international et à l'ordre international fondé sur des règles.