Le gouvernement a organisé, hier et aujourd'hui, une conférence internationale à Taipei à l'occasion de la journée des droits de l'homme avec un partage d'expériences d'experts et de chercheurs sur le thème de la justice transitionnelle. La conférence comprenait des intervenants de Taïwanais mais aussi d'Allemagne, de Corée du Sud, de Lituanie, de Pologne ou encore de République tchèque.
Le ministre sans portefeuille Lin Ming-hsin (林明昕) a rappelé que le cadre des Nations unies pour la justice transitionnelle comprenait cinq domaines clés : la vérité, la justice, la réparation, les garanties de non-répétition et la mémoire ; et que Taïwan avait continué à mener des initiatives dans ce sens depuis l'adoption de la loi sur la justice transitionnelle en 2017.
Lin Ming-hsin a évoqué les différents programmes gouvernementaux menés au cours des dernières années tels que le plan stratégique pour le fonds de justice transitionnelle, le plan stratégique pour la préservation des sites d’injustice ou encore le plan de renforcement de la justice transitionnelle pour les peuples autochtones.
Le ministre a également rappelé que l'expérience internationale montrait que face aux injustices du passé, le silence n'était pas une option et que seuls la réflexion, l'apprentissage et les réformes systémiques permettaient d'éviter de reproduire les tragédies de l'histoire. Lin Ming-hsin a notamment évoqué le cas de la transition démocratique espagnole, les mécanismes sociaux de gestion des traumatismes en Lituanie ou encore les projets d'histoire orale en Pologne, des projets dont Taïwan pourrait s'inspirer.