Invité à donner une conférence au Parlement suédois, Lee Ming-che (李明哲) a appelé Stockholm à accroître son soutien à Taïwan face à la répression exercée par la Chine qui dépasse les frontières. Le militant taïwanais des droits humains a témoigné de son arrestation arbitraire en 2017 à son entrée en Chine où il a été prisonnier politique pendant cinq ans au motif de « subversion du pouvoir de l’Etat » après des propos critiques qu’il avait publiés depuis Taïwan sur un logiciel chinois.
Lee Ming-che a dénoncé la pression et la répression exercée par la Chine sur les dissidents et leur entourage, y compris au-delà de son territoire, notamment par des membres de la police chinoise établis à l’étranger. Le militant a également alerté sur le texte des « 22 mesures » adoptées par Pékin l’année dernière pour sanctionner le « séparatisme taïwanais », qui rendent possible la mise en accusation de Taïwanais exerçant leur liberté d’expression dans leur propre pays.
Par ailleurs, Lee Ming-che a exhorté la Suède à soutenir la participation internationale de Taïwan et à corriger des décisions administratives préjudiciables, comme la modification en 2018 du code pays «Taïwan» en «Taïwan, province de Chine» par l’Administration suédoise des impôts.
La présidente du groupe d’amitié parlementaire Suède-Taïwan, Boriana Aberg, qui a reçu Lee Ming-che a de son côté réaffirmé le soutien « ferme » du Parlement suédois à Taïwan.