Le Yuan législatif devait initialement soumettre au vote aujourd'hui la proposition de loi sur la reconstruction de Hualien après le tremblement de terre du 3 avril 2024 et la proposition de loi spéciale portant sur la construction d’une route expresse entre Hualien et Taitung, sur la côte est de Taïwan, une côte escarpée qui tombe à pic dans l’Océan Pacifique. Ces propositions, portées par le député de Hualien et président du groupe KMT au Yuan législatif Fu Kun-chi (傅崐萁), étaient très controversées, notamment en raison du coût très élevé de ces nouvelles infrastructures. Suite à des négociations inter-partis, un consensus s’est dégagé pour ne pas les adopter telles quelles aujourd’hui, mais de les remplacer par des résolutions, incitant la branche exécutive à agir.
Fu Kun-chi s’est malgré tout félicité de cette décision, qui selon lui, ira dans le sens de la construction d’une voie rapide. Il a rappelé que Hualien ne comptait que 320 000 habitants, mais que 13 millions de personnes y passaient chaque année. Dans ce contexte, il a insisté sur le fait que les habitants de Hualien avaient besoin d’une nouvelle route plus sûre.
Ces résolutions mentionnent par ailleurs que la démolition des maisons des zones sinistrées par le séisme du 3 avril dernier et qui sont inhabitables, sera prise en charge par le gouvernement local dans le cadre du fonds de réserve pour les catastrophes naturelles, avec un budget complémentaire du gouvernement le cas échéant. Par ailleurs, afin de revitaliser l’économie locale très affectée par le séisme, le ministère de l’Economie consacrera près de 36 millions NTD (10 millions d’euros) à la redynamisation du marché de nuit de Hualien, et le ministère des Transports 1,3 milliards NTD (36,5 millions d’euros) à la revitalisation du tourisme.
Assurer un trafic routier sûr et commode dans les régions de Hualien et de Taitung est aussi un facteur important pour la revitalisation économique et pour le bien-être des habitants de la côte est après le séisme. La résolution adoptée par le Yuan législatif invite ainsi que non seulement le ministère des Transports à promouvoir cette route rapide, mais précise en plus, qu’il devrait finaliser dès que possible une procédure d’évaluation, afin d’examiner la faisabilité d’une telle construction avant la fin du mois d’août de cette année.
Selon la résolution, le ministère des Transports devrait notamment gérer l'évaluation de l'impact environnemental, la consultation des groupes autochtones riverains concernés, l'examen des spécifications techniques de la construction, la préparation du budget et l'acquisition des terrains nécessaires. La résolution précise un délai de réalisation de 12 ans pour la construction de cette autoroute. Il s’agit toutefois d’une résolution non juridiquement contraignante.