Le ministère de la Santé a été recadré par le Yuan de Contrôle pour un mauvais traitement de nombreuses allégations de harcèlement moral au travail, a annoncé mardi l'organisme de surveillance des employés de la fonction publique.
Le Yuan de contrôle a déclaré que les cas impliquent 13 hauts fonctionnaires, qualifiant l'ampleur, la durée et le nombre de personnes touchées de « choquants et profondément regrettables ». Cinq hauts fonctionnaires destitués le 9 décembre seront jugés par le tribunal disciplinaire pour avoir abusé de leur autorité, notamment au travers de rejet injustifié de dossiers officiels, d’humiliations verbales, de cris, de mise à l’écart de certains employés, et d’obligation de répondre immédiatement aux messages après les heures de travail ou pendant les jours fériés. Le stress engendré par cela a poussé certains employés à suivre un traitement psychologique, demander à être rétrogradés ou quitter leur emploi.
Le Yuan de contrôle a également critiqué le processus d'enquête du ministère. Le ministre de l'époque, Chiu Tai-yuan (邱泰源), s'était engagé en novembre 2024 à mener à bien l'enquête en une semaine, alors que le règlement autorise un délai d'un mois. Les enquêteurs ont déclaré qu’un questionnaire Google à remplir dans les 24 heures avait été publié ; les anciens employés et ceux refusant d’indiquer leurs coordonnées ont été exclus de l’enquête. Les responsables mis en cause ont été pour la plupart invités à prendre un congé personnel le temps de l’enquête, ce qui a découragé les victimes de s'exprimer, a déclaré le Yuan de contrôle.
L'organisme de surveillance a conclu que le ministère de la Santé s'était concentré sur la limitation des critiques publiques plutôt que sur la conduite d'une enquête approfondie, ajoutant que les nouvelles preuves seraient transmises au ministère pour un nouvel examen.