Une nouvelle conférence organisée sous la bannière du Oslo Freedom Forum (OFF) s'est tenue hier à Taipei, réunissant 11 militants de la cause des droits de l'homme et proposant une exposition intéractive ainsi que des discussions sur le thème de la solidarité.
Lors d'une conférence de presse qui s'est tenue avant l'inauguration de l'événement, le militant des droits de l'homme et fondateur du OFF, Thor Halvorssen, a salué la position de Taïwan sur le front du combat des démocraties face à l'autoritarisme et l'accueil chaleureux de Taïwan, où le forum s'est déjà tenu à quatre reprises.
Fondé en 2019, le OFF est une série de conférences organisée par la Human Rights Foundation et invite chaque année des personnalités engagées dans la cause des droits de l'homme telles que des anciens chefs d'Etat, des lauréats du prix Nobel de la paix ou encore des prisonniers de conscience.
Cette année, a notamment été invité le militant kényan Malcolm Bidali, fondateur du site internet www.MigrantDefenders.org., qui a décrit les conditions de travail difficiles et le confinement solitaire des travailleurs migrants au Qatar.
S'est également exprimée la militante tibétaine Chemi Lhamo, née en exil en Inde, qui a évoqué l'absence de liberté politique et religieuse au Tibet et l'exil de nombreux Tibétains.
Thor Halvorssen a aussi déclaré que le gouvernement taïwanais de l'époque lui avait été demandé, lors de la conférence du OFF de 2010 à Taipei à laquelle participait le président d'alors Ma Ying-jeou (馬英九), de ne pas critiquer la Chine. Le militant a qualifié la demande de "très mauvaise idée", affirmant que cette demande incongrue l'avait justement poussé à modifier le texte de son discours afin de critiquer plus durement la Chine.
Thor Halvorssen a ajouté que le président et son entourage s'étaient levés et étaient partis cinq minutes après le début de son discours.