À Taïwan, de plus en plus d’entreprises sont à la recherche d’employés ayant des compétences dans les secteurs liés à l’écologie. Pour lutter contre la rareté de cette main-d'œuvre qualifiée, le gouvernement taïwanais crée de nouvelles formations et certifications. Selon le « Rapport sur les tendances de l'emploi des talents verts pour le second semestre 2025 » publié par le ministère de l’Environnement et 104 Job Bank hier, il y a actuellement environ 380 000 travailleurs ayant des compétences dans ce secteur à travers le pays.
Le nombre d'entreprises recrutant ces employés ne cesse de croître, avec une augmentation de 182 % entre 2018 et 2025. Cette hausse de la demande s’accompagne d’un déficit mensuel de la main-d'œuvre dotée de compétences dans ce secteur, estimé à près de 30 000 postes.
Chou Kuo-ting (周國鼎), directeur du Centre de certification en éducation environnementale de l'Institut national de recherche environnementale, note que depuis cinq ans, les industries de l’électronique et des semi-conducteurs sont les plus en demande, et donc les plus touchées par la pénurie, avec 6 000 postes vacants.
Cette année, l'Institut national de recherche environnementale s'est associé à 32 établissements d’enseignement supérieur du pays pour former de nouveaux « talents verts ». De cette collaboration est né un cours de 48 heures, couvrant la réduction des émissions de carbone, la construction écologique, le recyclage des ressources et de l'empreinte carbone des produits.
Selon Chou Kuo-ting, 2 400 personnes ont été formées cette année, et plus de 80 % ont obtenu une certification. Trois mois seulement après son introduction, cette qualification figure déjà parmi les dix plus recherchées.
Pour pallier l’offre insuffisante de formation dans le domaine écologique, le gouvernement prévoit aussi de développer des programmes de formation directement dans les universités.