A la suite du refus du Premier ministre de contresigner la loi sur la répartition des recettes publiques récemment amendée par le Parlement, les groupes parlementaires du Kuomintang (KMT) et du Parti du peuple taïwanais (TPP), dans l’opposition, ont décidé ce vendredi 26 décembre de fixer un agenda de destitution visant le président de la République Lai Ching-te (賴清德). Selon cet agenda, des auditions seront organisées les 14 et 15 janvier avant des réunions pour examiner la destitution les 21 et 22 janvier et les 13 et 14 mai auxquelles le président Lai Ching-te est invité pour des explications.
Par ailleurs, une audience publique aura lieu le 27 avril, à laquelle seront conviés les représentants du gouvernement et les citoyens concernés. Ces derniers peuvent y assister, donner leur avis et témoigner, avant d’être questionnés par les députés.
Enfin, le 19 mai 2026, un vote nominatif sur la destitution de Lai Ching-te aura lieu en séance plénière.
Lo Chih-chiang (羅智強), le secrétaire général du groupe parlementaire du KMT, a invité le président de la République à se présenter au Parlement : « Nous espérons vivement que le président Lai Ching-te aura le courage de se présenter devant le Parlement pour dire à tous qu’il est un président compétent et qu’il ne devrait pas être destitué. S’il n’en a même pas le courage, cela ne prouverait-il pas que la procédure de destitution engagée aujourd’hui est parfaitement légitime ? »
De son côté, la députée Wu Szu-yao (吳思瑤), présidente du comité des politiques du DPP, a qualifié une nouvelle fois cette tentative de destitution d’outil de mobilisation politique: « L'essence réelle de cette procédure de destitution conjointement engagée par les partis KMT et TPP est d’utiliser l’acte constitutionnel sacré comme tactique pour leur mobilisation politique ou leur mobilisation électorale ultérieure. De plus, le Parlement n’est pas encore parvenu à un consensus sur les procédures et certains partis politiques ont proposé d’organiser un vote en mai de l’année prochaine. »