Le quotidien japonais Yumiuri Shinbun a cité l’Institut de la Sécurité nationale de l’Université Vanderbilt, dans l’Etat américain de Tennessee, qui s’est procuré 400 pages de documents confidentiels de l’entreprise chinoise GoLaxy. Les documents en question révèlent que GoLaxy a fourni aux autorités chinoises des technologies pour la reconnaissance, l’analyse et la manipulation des informations liées à Hong Kong, à Taïwan mais aussi aux relations sino-américaines.
L’Institut précise que des logiciels développés par GoLaxy permettent de mener la surveillance sur internet, de viser des personnalités influentes, d’analyser leur esprit et leur système de valeurs et même les dialectes utilisés. Les logiciels peuvent, à partir de cette base, inventer des personnages virtuels avec des pensées très proches des personnalitées analysées, des personnages virtuels qui seraient utilisés par la suite pour influencer les personnes ciblées. GoLaxy a démenti les faits mentionnés dans le reportage.
Yumiuri Shinbun a cité des sources chinoises anonymes qui affirment que l’administration Xi Jinping (習近平) ne souhaite pas voir la réélection du président taïwanais Lai Ching-te (賴清德) en 2028 et que des manipulations de ce type risquent de se multiplier pendant la campagne pour les élections locales de 2026.
Notons que, lors d’une réunion de la Commission ministérielle des affaires continentales le 1er décembre dernier, les participants avaient également évoqué les manipulations de Pékin sur les réseaux sociaux par le biais de nombreux faux comptes visant à influencer certains groupes de la population taïwanaise. La MAC a conseillé au gouvernement de démentir rapidement les fausses informations et d’aider les habitants à améliorer leur capacité de déceler la désinformation.