Le ministère de la Défense taïwanais a fait le point ce 30 décembre matin sur les activités de l’Armée populaire de Libération (APL) observées pendant 24 heures, entre 6h du matin le 29 décembre et 6 h le 30 décembre. La défense taïwanaise a listé 130 sorties d’avions de chasse principaux et auxiliaires et de drones, dont 90 appareils ont franchi la ligne médiane du détroit de Taïwan pour pénétrer dans l’ADIZ (zone d’identification de défense aérienne) du nord (24 appareils), du centre (60 appareils), du sud-ouest (42 appareils) et de l’est (4 appareils) de Taïwan.
Par ailleurs, 14 navires de guerre, 8 navires gouvernementaux et un ballon aérien ont également été repérés par la Défense taïwanaise sans avoir pénétré les espaces aérien et maritime de Taïwan.
Le commandement du théâtre d’opérations Est de l’Armée populaire de libération (APL) a annoncé ce 30 décembre matin le déploiement organisé de destroyers, de frégates et de chasseurs-bombardiers pour mener des exercices dans les eaux concernées, au nord et au sud de l’île de Taïwan, afin de tester ses capacités de coordination mer-air et de blocus intégré.
Li Xi (李熹), colonel de la Marine et porte-parole du commandement du théâtre d’opérations Est de l’APL, a déclaré qu’à 9 h 00 ce matin, les troupes de l’armée de terre de son théâtre d'opérations avaient mené des exercices de tir réel à longue portée dans les eaux du nord de Taïwan, avec les résultats escomptés.
Selon la Défense taïwanaise, les unités d’artillerie à longue portée (roquettes) de l’APL dans la province du Fujian ont mené des exercices de tir réel ciblant la zone nord de Taïwan qu'elles avaient désignée. D’après ses observations, les zones d’impact étaient dispersées autour de la zone de 24 milles nautiques au large des côtes taïwanaises.
Le ministère taïwanais de la Défense a déclaré que les forces armées de la République de Chine (Taïwan) surveillaient de près les mouvements de l’APL à travers ses avions de mission, ses navires et ses systèmes de missiles côtiers. Les unités de combat de première ligne, notamment la 62e force opérationnelle de la Marine, et le commandement des opérations aériennes et des zones opérationnelles sont autorisés à riposter conformément aux règles d’engagement et à la matrice d’autorisation militaire, en fonction du niveau de menace.