La diplomatie taïwanaise a réagi à l'enlèvement puis à l'exfiltration, samedi 3 janvier, vers les Etats-Unis du président du Venezuela Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores par les forces spéciales américaines. La vice-présidente Delcy Rodriguez, qui assure désormais l'intérim de la présidence après avoir été nommée par la Cour suprême du Venezuela, a affiché sa volonté de coopérer avec le gouvernement américain.
Le ministère taïwanais des Affaires étrangères a déclaré hier qu'il « continuerait à suivre de près la situation au Venezuela et de coopérer avec les Etats-Unis et d'autres alliés démocratiques afin d'œuvrer ensemble pour la sécurité, la stabilité et la prospérité régionales et mondiales ».
Le représentant républicain américain Don Bacon a écrit sur X qu'il craignait que la Russie n'utilise cet événement pour justifier son action militaire illégale en Ukraine ou que la Chine ne s'en serve comme prétexte pour justifier une invasion de Taïwan.
La diplomatie se dit « profondément préoccupée » par la situation politique et économique actuelle au Venezuela, tant sur le plan national qu'international, et notamment par « le rôle du régime autoritaire vénézuélien dans le trafic international de drogues et par la crise humanitaire engendrée par son pouvoir qui affectent depuis longtemps la stabilité régionale ».