Le ministère de la Culture prévoit d’installer cette année dix panneaux désignant des « sites d’injustice », lieux où le gouvernement a violé les droits humains pendant la période autoritaire, afin de permettre au grand public de mieux comprendre ce côté sombre de l’histoire. Hier, 26 février, le ministre de la Culture Shih Che (史哲) et des représentants de victimes politiques ont dévoilé le panneau « site d’injustice » au Yuan exécutif, c’est-à-dire les bureaux du gouvernement. Ces panneaux sont présentés comme de nouveaux jalons en faveur de la compréhension du passé, du dialogue, de la réconciliation et de la vérité historique après la transition démocratique.
Lors de la cérémonie, l’ancien député et actuel conseiller du bureau présidentiel, Yao Chia-wen (姚嘉文), a prononcé un discours au nom des victimes politiques, racontant l’expérience de son interrogatoire au centre de détention d’Ankang.
Le ministre de la Culture a quant à lui souligné que, bien que le projet de loi prévu au sujet de la préservation des sites d’injustice n’ait pas encore été adopté, la désignation des dix premiers sites sera achevée cette année, afin de ne pas oublier le passé et de favoriser le dialogue intergénérationnel sur ces questions. Selon lui, au-delà de ces sites, il y a encore beaucoup de travail pour promouvoir les droits humains à l’avenir.
Shih Che a aussi indiqué à cette occasion que le Musée national des droits humains allait commencer en mai prochain des travaux en vue d’agrandir les espaces d’exposition et d’archivage au Parc commémoratif de la Terreur Blanche à Jingmei.