Un rapport soumis au Parlement par le Bureau de la sécurité nationale, les services secrets taïwanais, indique que le Parti communiste chinois (PCC) a combiné les exercices militaires encerclant Taïwan du 29 décembre au 2 janvier avec des opérations de guerre cognitive et des cyberattaques, propageant plus de 19 000 messages « sujets à controverse » et lançant plus de quatre millions de cyberattaques.
Le rapport mentionne l'implication de 799 comptes douteux dont l'activité se concentrait sur la propagation de messages cherchant à amplifier le scepticisme au sujet des Etats-Unis, de l'armée taïwanaise et du président taïwanais Lai Ching-te (賴清德), et faisant référence à des doutes au sujet de la capacité d'autodéfense de Taïwan.
Selon les informations, les cyberattaques visant des réseaux gouvernementaux ont augmenté pendant les manœuvres militaires, atteignant les 2,08 et les 2,09 millions d'attaques par jour les premier et deuxième jours.
Le rapport mentionne que les exercices militaires chinois visaient à contrer le soutien des alliés démocratiques envers Taïwan, à détourner l'attention des problèmes de politique intérieure chinoise et à dresser le portrait d'une force militaire chinoise qui n'est pas affectée par les efforts de lutte anti-corruption.
Selon l'analyse du Bureau, la Chine se trouve actuellement affaiblie économiquement avec une baisse de l'investissement au niveau domestique ainsi que des investissements étrangers, mais aussi un taux de chômage qui augmente et des manifestations de travailleurs qui font suite à des salaires impayés. Le rapport estime que les exercices militaires contre Taïwan permettent de rediriger le mécontentement de la population vers un sentiment nationaliste présenté par les autorités comme une résistance aux ingérences étrangères.