Le Premier ministre Cho Jung-tai (卓榮泰) et Frank Hsieh (謝長廷), nommé hier à la tête de l'Association des relations Taïwan-Japon, ont assisté hier à Taipei à un banquet de gala de 1000 personnes visant à soutenir la consommation des produits de la mer japonais. L'événement s'inscrit dans un contexte de tensions sino-japonaises où la Chine a récemment ordonné la suspension de certaines importations de produits japonais suite à des propos de la Première ministre Sanae Takaichi au sujet de Taïwan.
Était présent le sénateur japonais d'origine chinoise Hei Seki (石 平), qui a atterri hier à Taïwan et a d'ores-et-déjà déclaré que sa venue à Taïwan démontrait que "Taïwan ne faisait pas partie de la Chine" et que la République populaire de Chine et la République de Chine (nom officiel de Taïwan) étaient deux pays différents puisque le sénateur fait l'objet de sanctions qui interdisent son entrée sur le territoire chinois.
Hei Seki, qui siège à la chambre des conseillers, la chambre haute de la Diète japonaise, depuis juillet 2025, est membre du Parti japonais de l'innovation, membre de la nouvelle coalition de gouvernement formée avec le Parti libéral démocrate (PLD) en octobre 2025.
Né en Chine à Chengdu en 1962, dans la province du Sichuan, Hei Seki a obtenu son diplôme de l'Université de Pékin avant de déménager au Japon pour ses études en 1988, un an avec le massacre de la place Tiananmen de 1989. Naturalisé Japonais en 2007, il a enseigné à l'université et a travaillé en tant que commentateur politique avant de s'engager en politique. Le sénateur est venu à Taïwan sur invitation du groupe de réflexion Indo-Pacific Strategy Thinktank pour participer à un séminaire vendredi.
Etaient également présents au banquet le vice-président de la commission ministérielle des affaires continentales Liang Wen-chieh (梁文傑) ou encore les députés taïwanais Wu Ping-jui (吳秉叡), Shen Fa-hui (沈發惠) et Chiu Chih-wei (邱志偉). Dans son discours, le Premier ministre a salué la présence de Hei Seki et son travail en faveur de la promotion des échanges entre les villes taïwanaises et japonaises. Le sénateur japonais a exprimé sa reconnaissance et a répondu que Taïwan et le Japon partageaient un destin commun.