La porte-parole du Bureau chinois des affaires taïwanaises Chen Binhua (陳斌華) a annoncé ce 7 janvier que la ministre de l'Intérieur taïwanaise Liu Shih-fang (劉世芳), le ministre de l'Education taïwanais Cheng Ying-yao (鄭英耀) ainsi que Chen Shu-yi (陳舒怡), procureure au Parquet général, avaient été ajoutés à la liste des personnalités désignées comme « indépendantistes irréductibles de Taïwan » (台獨頑固分子) ou de « complices », affirmant ensuite que ces derniers seraient poursuivis à vie.
La commission ministérielle des affaires continentales, l'agence gouvernementale taïwanaise chargée des affaires concernant la Chine, a réagi aujourd'hui en protestant et en condamnant fermement l'annonce chinoise.
La commission a souligné que la République de Chine (nom officiel de Taïwan) était un pays souverain et indépendant et que les décisions chinoises de ce genre nuisaient gravement aux relations interdétroit en provoquant non seulement un effet dissuasif mais aussi en provoquant une vive indignation et un profond ressentiment au sein de la population taïwanaise.
La commission a ajouté que les soit-disant « indépendantistes irréductibles de Taïwan » étaient tous des personnes qui défendaient fermement la République de Chine et la souveraineté nationale à travers leur fonction tout en proposant des contre-mesures pour lutter contre la pression, les tentatives d'infiltration et les activités d'espionnage du Parti communiste chinois (PCC).
Enfin, le communiqué de la commission affirme que l'intention du PCC n'est pas seulement de viser des individus mais aussi de créer un climat de peur pour dissuader le peuple taïwanais de soutenir le statu quo et son autodétermination.