Une étude de la Child Welfare League Foundation publiée dimanche alerte sur les habitudes alimentaires des enfants taïwanais, révélant que 66,6 % des enfants interrogés consomment de la fast-food ou des aliments frits au moins une fois par semaine, une fréquence qui passe même à au moins trois fois par semaine pour 16,3 % d'entre eux.
L'appétence des enfants taiwanais pour les boissons sucrées inquiète également les professionnels de la santé. L'étude de l'ONG montre que 54,4 % des enfants interrogés consomment des boissons sucrées chaque semaine et que 16,2 % en boivent au moins trois fois par semaine. Par ailleurs, 53 % des enfants disent grignoter des snacks salés ou sucrés au moins trois fois par semaine, et 21,4 % reconnaissent même en consommer tous les jours. L'ONG souligne le risque d'obésité accru et les autres risques pour la santé associés, à long terme, à la consommation fréquente de fast-food, d'aliments frits et de boissons sucrées.
Les habitudes alimentaires liées au petit-déjeuner sont elles aussi alarmantes. L'étude montre que plus d'un enfant sur 10 prend un petit-déjeuner moins de trois fois par semaine. Et ceux qui prennent le petit-déjeuner sont seulement 15,8 % à consommer des fruits ou des légumes, tandis que 18 % prennent des boissons sucrées et que 12,4 % mangent des hot dogs ou des nuggets de poulet.
Pour ce qui est du dîner, 24,2 % des enfants interrogés disent ne pas avoir d'horaire fixe. 63,2 % consomment principalement des féculents, sans apport équilibré en protéines et en légumes, tandis que 7,9 % disent même ne manger aucun légume.
L'ONG attire aussi sur l'importance, en plus d'établir des horaires fixes pour manger, de prévoir repas équilibrés et de limiter les apports en sucre et en produits frits et ultra-transformés, de cultiver une ambiance chaleureuse et détendue pendant les repas. En effet, 74,9 % des enfants disent que discuter avec leurs parents pendant les repas améliore leur humeur. Pourtant, 30,1 % parlent rarement pendant le dîner et 12,4 % se plaignent que les repas du soir sont l'occasion pour leurs parents de parler du travail à l'école ou des devoirs ou de les gronder.
L'ONG a souligné l'urgence d'efforts collectifs entre les parents, les écoles et le gouvernement pour améliorer les habitudes alimentaires des enfants. Le gouvernement doit, en particulier selon l'ONG, renforcer la gestion de l'étiquetage des produits pour aider les parents à mieux comprendre la teneur en sucre et en additifs des aliments.
Notons que le sondage est basé sur 1255 réponses valides d'enfants de 11 et 12 ans à Taïwan, avec un taux de fiabilité de 95 % et une marge d'erreur de plus ou moins 2,76 %.