Le président américain Donald Trump a fait cette déclaration le 7 janvier au soir, en réponse aux questions du journal New York Times. Interrogé sur la possibilité que ses actions au Venezuela créent un précédent permettant à la Chine d’envahir Taïwan, Trump a déclaré qu’il ne voyait aucune similitude entre les deux scénarios.
Les journalistes du New York Times ont cité certains dirigeants britanniques et européens qui ont suggéré que les actions de Trump pourraient enhardir la Chine. Le président américain affiche toutefois sa serénité face à une telle menace. Il a déclaré que la décision de la Chine sur Taïwan revenait au dirigeant chinois Xi Jinping, mais il a ajouté qu'il serait « très mécontent » d'un changement du statu quo.
Quant à Pékin qui a déclaré qu'il pourrait recourir à la force militaire pour s’emparer de Taïwan, le président américain a affirmé ne pas croire que Xi Jinping franchirait une telle étape durant son mandat :
« Il (Xi) le fera peut-être quand nous aurons un autre président, mais je ne pense pas qu’il le fera tant que je serai président », (He may do it after we have a different president, but I don’t think he’s going to do it with me as president) a déclaré Trump.
De son côté, dans un discours prononcé hier à Paris (jeudi 8 janvier) lors de la réunion des ambassadeurs de France, le président français Emmanuel Macron a illustré les tensions internationales et rapports de force croissants en déclarant :
« Chaque jour, il y a des gens qui me disent si le Groenland va être envahi, si le Canada sera soumis à la menace de devenir le 51e État ou si Taïwan sera encerclé davantage. »