Le ministère de la Santé prévoit d'autoriser les hôpitaux à employer des aides-soignants étrangers pour aider à la prise en charge des patients dans les services de maladies aiguës générales. Répondant aux questions du syndicat taïwanais des infirmiers sur les barrières linguistiques, la responsabilité, la délimitation des tâches et les mécanismes de traitement des litiges et des plaintes, le ministre de la Santé, Shih Chung-liang (石崇良) a déclaré aujourd'hui que le plan consiste à alléger la charge du personnel infirmier, à réduire la pression exercée sur les familles qui s'occupent de leurs proches et à améliorer la gestion des hôpitaux.
Le ministère a lancé il y a trois ans le programme de soins hospitaliers intégrés, qui permet aux hôpitaux d'employer de manière centralisée des aides-soignants chargés d'aider les patients dans leur chambre pour les tâches quotidiennes, tâches qui étaient traditionnellement réalisées soit par le personnel infirmier soit par des aides-soignants contractés par la famille. Environ 110 hôpitaux ont participé à ce programme l'année dernière, pour un total de 5000 lits subventionnés par le budget public. Cette année, le ministère de la Santé vise à étendre les aides à 30 000 lits avec une hausse annuelle du budget passant de 500 millions de dollars taïwanais (14,36 millions €) à environ 2,5 milliards (soit plus de 71 millions d’euros) cette année. Cependant, face à la pénurie de main-d'œuvre, il prévoit d’introduire du « personnel technique étranger de niveau intermédiaire ». Il a souligné que l'éligibilité serait réservée aux travailleurs étrangers employés à Taïwan depuis plus de six ans et ayant suivi une formation d'aide-soignant, afin de garantir des compétences linguistiques de base et une bonne connaissance du milieu de travail. Concernant leur salaire, le ministère a affirmé qu’il n'imposera pas pour l'instant de limites rigides, mais se référera aux catégories existantes afin de maintenir l'équilibre global du marché du travail.