Plusieurs associations éducatives et groupes de parents ont tenu une conférence de presse aujourd’hui pour demander pourquoi le gouvernement, tout en promouvant la procréation médicalement assistée (PMA), n'avait pas divulgué les risques associés, tels que les naissances prématurées et l'insuffisance pondérale à la naissance. Le projet d’amendement de la loi sur la procréation médicalement assistée présenté en décembre dernier par le gouvernement est actuellement à l’étude au Parlement ; il ouvrirait la PMA aux femmes en couples avec une femme et aux femmes célibataires, en plus des femmes mariées avec un homme qui y ont déjà accès.
Wang Han-yang (王瀚陽), président de l'Alliance nationale pour l'action éducative, a déclaré que selon une recherche publiée dans la revue Nature Communications en 2024, les procédures de stimulation ovarienne utilisées dans le cadre d’une PMA pouvaient modifier l'endomètre, étroitement lié à l'insuffisance pondérale et à la prématurité chez les nouveau-nés. Selon les données du ministère taïwanais de la Santé, en 2023 les naissances prématurées sont environ 2,4 fois plus nombreuses en cas de PMA, tandis que les cas de faible poids à la naissance sont environ 2,3 fois supérieurs à la moyenne.
Wei Shu-pei (魏書珮), directrice de l'Alliance nationale des groupes de parents, a déclaré : « Si la modification de la loi entraîne une augmentation soudaine du nombre de nouveau-nés à haut risque, est-ce vraiment l'augmentation du taux de natalité que nous souhaitons ? Cela exercera inévitablement une pression énorme sur le système d'assurance maladie et les services d'éducation spécialisée, déjà mis à rude épreuve, et c’est prévisible. Je me dois donc de poser la question suivante : le gouvernement a-t-il pleinement pris en compte ces coûts avant de proposer le projet de loi ? »
Les associations ont souligné qu'elles ne s'opposaient pas à la PMA, mais ont fait valoir que les risques liés à cette politique ne devaient pas être transférés aux enfants, ni la pression reportée sur les parents et les écoles. Elles ont appelé le gouvernement à améliorer d'abord la situation actuelle avant de discuter d'une extension, à divulguer les risques et à améliorer les mécanismes de consultation.