A l’issue de la publication des résultats des négociations commerciales entre Taipei et Washington, Howard Lutnick, secrétaire américain au Commerce, a indiqué lors d’une interview accordée à CNBC que les entreprises taïwanaises de semi-conducteurs qui ne produisent pas sur le sol américain seraient probablement soumises à un droit de douane de 100 %. Il a ajouté que l’objectif de son gouvernement était de transférer 40 % de la chaîne d’approvisionnement taïwanaise en semi-conducteurs aux Etats-Unis.
En réponse aux questions des journalistes taïwanais sur ces propos, le ministre de l’Economie Kung Ming-hsin (龔明鑫) a déclaré qu’il ignorait les calculs de Howard Lutnick en précisant qu’il incluait probablement les investissements des entreprises américaines comme Intel et Micron et des entreprises sud-coréennes comme Samsung et SK Hynix. Il a préféré souligner que, selon les calculs de son ministère, Taïwan resterait un centre de production majeur en termes de capacité de production avancée de semi-conducteurs :
« Selon les plans actuels, nos collègues estiment que d’ici 2030, Taïwan maîtrisera 85 % des procédés avancés inférieurs de moins de 5 nanomètres, tandis que les Etats-Unis en maîtriseront 15 %. D’ici 2036, ce ratio sera d’environ 80 % pour Taïwan et 20 % pour les Etats-Unis. »
Le ministre de l’Economie a indiqué qu’étant donné qu’aucun accord commercial réciproque n’a encore été signé entre Taïwan et les Etats-Unis, il est impossible de divulguer les détails des investissements des entreprises. Ces investissements se concentrent principalement sur trois grands secteurs : les semi-conducteurs, les serveurs d’IA et l’énergie, et comprennent des investissements des entreprises publiques.