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Une épouse d’origine chinoise condamnée à 8 ans de prison pour avoir reçu des fonds chinois en lien avec le Front uni et des associations à Taïwan

20/01/2026 17:02
Par: La Rédaction
Illustration - décision de justice (Unsplash)
Illustration - décision de justice (Unsplash)

La Haute Cour de Kaohsiung a rendu son verdict en appel ce matin à l’encontre de Zhou Manzhi (transcription en pinyin de 周滿芝), présidente de l'Association taïwanaise d'aide aux nouveaux résidents. Ce verdict a infirmé le jugement initial d’acquittement, et l’a condamnée à 8 ans de prison pour violation de la loi sur la sécurité nationale. Elle était accusée d’avoir reçu des instructions et des financements chinois en vue d’organiser des activités du Front uni chinois à Taïwan par le biais de plusieurs associations. 

Cette affaire a débuté par une mise en accusation par le Parquet de Kaohsiung. Zhou Manzhi, originaire de Chine et membre de l'« Association des volontaires patriotiques du Shaanxi », s'est mariée et installée à Taïwan en 2003, où elle a obtenu une carte d'identité. En 2015, elle a participé à la création du « Parti patriotique chinois » (中國愛國黨), puis a fondé deux associations de soutien aux nouveaux résidents. En 2016, elle a rejoint le travail du Front uni chinois en vue de fonder une Association des volontaires patriotiques à Taïwan.

Selon le Parquet, en 2017, après la création de l’association à Taïwan, Zhou Manzhi s'est rendue dans le Hunan, en Chine, pour rencontrer des responsables du Front uni, afin d'obtenir des fonds pour développer des organisations à Taïwan. En 2018, elle s'est de nouveau rendue en Chine pour signer la « Déclaration patriotique civile à travers détroit pour la promotion de la réunification » et a recruté de nouveaux membres parmi les conjoint(e)s chinois(es) de Taïwanais(es). 

Les juges de la Haute Cour de Kaohsiung avaient tout d’abord conclu qu'aucun élément de preuve suffisant ne permettait d'établir un contrôle substantiel ou un lien du gouvernement chinois avec les associations mises en place par Zhou Manzhi à Taïwan. C’est la raison pour laquelle le tribunal l’avait acquittée. 

Toutefois, l’affaire a ensuite été portée en appel devant la Cour Suprême, qui a jugé que le procès avait été entaché par une enquête incomplète et qui a renvoyé l'affaire devant la Haute Cour de Kaohsiung pour un nouveau procès.

Zhou Manzhi n'était pas présente à l'audience ce matin. L'affaire est susceptible d'un nouvel appel. 

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