Le Research Institute for Democracy, Society, and Emerging Technology (DSET), un groupe de réflexion taïwanais dépendant de la Commission nationale des sciences, a tenu une conférence de presse hier pour présenter un rapport d'analyse des politiques de protection des données personnelles de dix services d'IA générative chinois, révélant des risques de violation de la vie privée et de manipulation de l'opinion publique.
Le rapport identifie trois canaux de transferts de données : du stockage direct de données en Chine d'utilisateurs basés hors du territoire chinois, du partage de données professionnelles au sein d'un même groupe et une coopération avec les demandes d'accès aux données du gouvernement chinois.
Lai Yu-hao (賴又豪), vice-directeur du programme de gouvernance démocratique du think tank, a indiqué que les résultats du rapport faisaient le jour sur les risques liés au modèle chinois de gouvernance des données, dont les pratiques pourraient permettre au gouvernement chinois de surveiller des utilisateurs basés dans des pays démocratiques.
Lai Yu-hao a ajouté que les services tels que DeepSeek et Baidu AI Search étaient gérés par des entités enregistrées en Chine qui stockent les données de leurs utilisateurs en Chine tandis que d'autres, comme Monica AI et Talkie AI, ciblent des utilisateurs basés hors de la Chine à travers des entités enregistrées dans des pays comme Singapour.
À l'exception de Talkie, les politiques de gestion des données personnelles de ces services permettent, selon le rapport, le partage de données au sein du groupe, ce qui signifie que les données peuvent potentiellement être transférées vers la Chine, et ce même si l'entité est enregistrée en dehors du territoire chinois. Enfin, la totalité des 10 services examinés ont déclaré coopérer avec les demandes légales d'accès aux données du gouvernement chinois.