Dans le cadre d’une interview accordée à RTI, la présidente de la Commission ministérielle des Affaires océaniques, Kuan Bi-ling (管碧玲), a souligné l’importance pour l’administration des garde-côtes de renforcer sa capacité de réponse et d’adapter ses stratégies de réaction face aux nouvelles pratiques chinoises de pressions et de harcèlement dans la zone grise :
« Par exemple, en matière de surveillance radar maritime, par le passé nos actions en mer visaient principalement le contrôle des gros chalutiers ou des navires marchands. Cependant, avec la nouvelle forme de harcèlement en zone grise aujourd’hui qui implique la contrebande à petite échelle, nous devons adapter nos dispositifs de surveillance et de renseignement. »
Dans le même temps, Kuan Bi-ling a indiqué que cette situation représentait une certaine « opportunité » pour aguerrir les garde-côtes dans la lutte contre ces nouvelles approches sophistiquées chinoises, servant même de modèle à d’autres pays. Elle a également rappelé que les quelque 8 000 militaires et agents des garde-côtes chargés de la défense côtière, assuraient aussi une diversité de missions allant de la lutte contre la pêche illégale jusqu’aux opérations de sauvetage, en plus de la surveillance des eaux territoriales taïwanaises et de la protection des câbles sous-marins.