Le ministre de l’Économie, Kung Ming-hsin (龔明鑫), a reconnu hier en conférence de presse que l’objectif gouvernemental de porter la part des énergies renouvelables à 20% de la production d’électricité serait de nouveau retardé, principalement en raison de l’impact des nouvelles réglementations environnementales qui ralentissent le développement de l’énergie solaire à Taïwan.
Initialement prévu pour 2025, puis repoussé une première fois à novembre 2026, cet objectif énergétique apparaît encore hors de portée dans les délais prévus, d’autant plus à la suite de l’entrée en vigueur des « trois lois sur l’évaluation environnementale » adoptées par le Parlement l’année dernière qui restreignent l’installation de centrales photovoltaïques au sol et ralentissent les projets en cours. Malgré certaines incompréhension de l’opinion publique à l’égard de l’énergie solaire et le retard du déploiement de ce type d’énergie verte, le ministre tient à garder le cap de 20 % d’électricité verte, même si le calendrier devra être réévalué :
« Nous devons analyser les facteurs externes ainsi que les insuffisances internes à nos services. Nous allons réévaluer la situation pour fixer un nouveau calendrier afin d’atteindre cet objectif. Comme je l’ai dit, nous continuerons à promouvoir les énergies renouvelables même s’il existe des défis à relever. Je crois surtout que ce sont des malentendus qui subsistent encore autour de l'énergie photovoltaïque. Avec le temps, nous espérons parvenir à les dissiper progressivement. »
Selon les données de la commission en charge de l’énergie, la part des énergies renouvelables a atteint 13,1 % fin 2025. Le ministère de l’Économie a indiqué vouloir accélérer l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toitures, rappelant l’obligation dès août prochain d’équiper les nouveaux bâtiments. Cela devrait contribuer à hauteur de 660 MW la capacité annuelle à partir de 2028. Par ailleurs, le remplacement des anciennes installations solaires est également encouragé et subventionné, avec un objectif de production supplémentaire de 500 MW annuels d’ici 2030.