La population des iguanes verts, une espèce classée comme envahissante depuis 2020 mais qui continue de croître à Taïwan, en particulier dans le sud de l'île, pousse les autorités locales à redoubler d'efforts et d'initiatives pour tenter de contenir sa propagation, qui pose un risque pour les espèces végétales et animales locales.
Les gouvernements locaux proposent ainsi des primes et des formations de chasseurs d’iguanes. En 2025, ce sont plus de 260 000 individus qui ont été capturés dans l’ensemble du pays, soit trois fois plus qu'en 2024, dont 130 288 dans le comté de Pingtung et 62 608 têtes dans la supermunicipalité de Kaohsiung.
L’Administration de la protection forestière a constaté que 84 % des iguanes verts attrapés avaient une longueur de tête et corps inférieure à 30 cm, ce qui signifie qu'ils n'avaient pas encore atteint la maturité sexuelle et n'étaient donc pas encore en âge de se reproduire. Des spécialistes expliquent la vivacité de la population par le nombre relativement faible d'adultes parmi les individus capturés.
L’administration a ainsi décidé d'ajuster les primes aux chasseurs, faisant passer le montant des primes de 250 dollars taïwanais (6,7 €) à 300 dollars taïwanais (8 €) par tête pour les iguanes de plus de 30 cm et de 100 dollars taïwanais (2,7 €) à 50 dollars taïwanais (1,3 €) pour les jeunes individus de moins de 30 cm de long.
L’administration a rappelé que pour toucher les primes, les chasseurs d’iguanes verts devaient d’abord suivre une formation organisée par les collectivités locales et obtenir un permis.