Selon le média hondurien La Tribuna, la première vice-présidente du Honduras, María Antonieta Mejía, a indiqué que le rétablissement des relations diplomatiques avec Taïwan serait un processus graduel. Elle a expliqué avant-hier, lundi 9, qu'une équipe technique était en train d'analyser les 16 accords signés avec la Chine sous le gouvernement précédent, afin de mesurer leur impact économique et de formuler des recommandations au président Nasry Asfura avant que celui-ci ne prenne une décision finale. Mejía a souligné que l’objectif était d’éviter de causer davantage de dommages à l’économie hondurienne, et chercher les relations diplomatiques qui bénéficient le plus au Honduras.
En réponse, le ministère taïwanais des Affaires étrangères a déclaré aujourd'hui qu'il continuerait à faire progresser les relations bilatérales sur la base des principes d'égalité et d'avantage mutuel, en maintenant sa position d'ouverture, de pragmatisme et de non précondition.
Pour rappel, le Honduras a rompu ses relations diplomatiques avec Taïwan en 2023, sous la présidence de Xiomara Castro, afin d'établir des liens diplomatiques avec la Chine. Cependant, les promesses de commerce et d'investissement faites par Pékin ne se sont pas concrétisées comme prévu, ce qui a suscité des critiques. Nasry Asfura, qui a pris ses fonctions en janvier, a déclaré pendant la campagne électorale sa volonté de rétablir les relations diplomatiques avec Taïwan et a alors affirmé que la situation bilatérale antérieure était « cent fois meilleure qu'aujourd'hui ».