Le président taïwanais Lai Ching-te (賴清德) a accordé une interview exclusive à l'Agence France-Presse (AFP) publiée ce 12 février, abordant des sujets tels que les relations entre Taïwan et l'Union européenne, entre Taïwan et les Etats-Unis ainsi que la défense, les relations interdétroit et l'industrie des semi-conducteurs.
Lai Ching-te a affirmé que « si Taïwan était annexée, les ambitions expansionnistes de la Chine ne s'arrêteraient pas là », ajoutant que « les prochains pays menacés seraient le Japon, les Philippines et d'autres dans la région Indopacifique, avec des répercussions qui se feraient sentir jusqu'aux Amériques et en Europe ».
Le chef de l'Etat a également évoqué la récente purge des généraux au sein de l'armée chinoise, parlant d'une situation « certes inhabituelle » tout en soulignant le fait que cela ne changeait rien à la nécessité pour Taïwan de se préparer et à augmenter, pour cela, ses capacités de défense.
Concernant la relation entre Taipei et l'Union européenne, le président a appelé à une coopération plus étroite dans les domaines de la défense et de l'intelligence artificielle.
Au sujet de la vente d’armes à Taïwan, et alors que le président américain Donald Trump doit se rendre en Chine en avril prochain pour rencontrer son homologue Xi Jinping, Lai Ching-te s'est dit confiant que les États-Unis soutiendraient Taïwan et ne l’utiliseraient pas comme « monnaie d’échange » avec Pékin.
Lai Ching-te a aussi déclaré que « le président Trump menait un effort difficile en faveur de la paix, qui implique de sauvegarder les intérêts américains et de dissuader l’expansionnisme chinois à court terme ».