La Cour suprême américaine a invalidé, lors d'une décision très attendue rendue le vendredi 20 février, les droits de douane « réciproques » imposés par le président américain Donald Trump en avril 2025.
Suite au verdict, Donald Trump a décrété un droit de douane « mondial » de 10 %, qu’il a ensuite menacé de faire passer à 15 % en se basant sur l’article 122 du Trade Act de 1974, qui permet au président d’imposer des droits de douane jusqu’à 15 % pour régler une situation d’urgence de déficit et pour une durée maximale de 150 jours.
Le président taïwanais Lai Ching-te (賴清德) a réagi sur Facebook en indiquant que le gouvernement suivait de près l’évolution du dossier et restait en contact avec la partie américaine afin que les traitements acquis lors des négociations avec les Etats-Unis soient garantis et que Taïwan se maintienne en position fiscale avantageuse par rapport à ses concurrents commerciaux sur le marché américain.
De son côté, le Premier ministre Cho Jung-tai (卓榮泰) a également tenté de se montrer rassurant : « Le jugement de la Cour suprême américaine n’affectera pas les traitements que nous avons obtenus dans le protocole d’entente ni le traitement de la nation favorisée selon la section 232 du Trade Expansion Act (de 1962). Aujourd’hui, jour de rentrée, nous allons contacter la partie américaine pour clarifier l’éventuelle portée de ces nouvelles mesures américaines. Nous vous tiendrons informés de l’évolution de ce dossier au moment opportun. »