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La société civile s’apprête à commémorer le 79e anniversaire du massacre du 28 février 1947

24/02/2026 16:30
Par: La Rédaction
Cheng Ching-hua, frère de Nylon Deng et l'un des organisateurs de la commémoration du 228 à Taipei cette année (photo : CNA)
Cheng Ching-hua, frère de Nylon Deng et l'un des organisateurs de la commémoration du 228 à Taipei cette année (photo : CNA)

À l'approche du 79e anniversaire du massacre du 28 février 1947, le gouvernement a annoncé ce mardi que la commémoration officielle se tiendra cette année à Kaohsiung dans le sud de Taïwan. Par ailleurs, diverses organisations de la société civile lanceront à partir de ce vendredi une série d’activités commémoratives dans plusieurs villes de Taïwan. La Fondation mémorielle 228 organisera le samedi 28 au matin, devant le musée municipal d’histoire de Kaohsiung, la commémoration officielle, tandis qu’un festival de musique du vivre ensemble (共生音樂節) se tiendra le 28 après-midi sur la Place de la Liberté à Taipei et une marche retracera le vendredi 27 après-midi les événements dans leurs sites historiques, notamment la Maison de thé Tianma où s’est produit l’incident qui a mis le feu aux poudres. 

Cette année, la commémoration organisée à Taipei, notamment par la Fondation Cheng Nan-jung et la Fondation Tsai Jui-yueh, est placée sous le thème de la mémoire collective et de la résistance à l'invasion. Lors d’une conférence de presse hier, après un discours de l’historienne Chou Wan-yao (周婉窈), des étudiants ont évoqué les traumatismes historiques à travers des poèmes en langue des signes et une pièce de théâtre. Ils ont aussi récité en plusieurs langues une déclaration soulignant que le massacre du 28 février permet aussi de mettre en garde contre toute forme de tyrannie et d'oppression.

Cette déclaration rappelait notamment que, ces dernières années, la Chine a tenté de nuire aux fondements démocratiques de Taïwan. Selon les organisateurs, les députés du Kuomintang et du Parti populaire taïwanais, qui détiennent à eux deux  la majorité parlementaire, cherchent à déstabiliser le système constitutionnel. Dans un contexte international d’instabilité et de menaces autoritaires, la résistance n'est pas un acte de belligérance, mais un exercice nécessaire à la protection du mode de vie démocratique des Taïwanais, ont-ils précisé dans la déclaration. 

Les associations ont appelé le gouvernement à poursuivre le travail de justice transitionnelle, les députés à renouer avec la consultation démocratique, et les citoyens à être vigilants face aux abus de pouvoirs, aux atteintes à la liberté, tout en préservant la mémoire historique et l'identité taïwanaise.

Lin Yi-ching (林以晴), représentante des étudiants, a insisté sur la responsabilité de la jeune génération dans la transmission de la mémoire : « Je pense que cette action nous rappelle, 79 ans après, que nous ne pouvons pas oublier, car il s'agit d'une tragédie majeure pour les Taïwanais. Vos familles, vos proches et vos amis ont peut-être été touchés. Cet événement restera gravé dans la mémoire et marquera à jamais toutes les composantes ethniques de Taïwan. Je suis honorée de participer à cette commémoration en hommage à nos prédécesseurs qui se sont sacrifiés pour nous. » 

Cheng Ching-hua (鄭清華), frère cadet de Cheng Nan-jung (Nylon Deng) et organisateur de la marche cette année, a quant à lui insisté sur le fait que la justice transitionnelle ne vise pas à susciter la haine, mais à mettre au jour la vérité, permettant ainsi à la société de comprendre les injustices passées pour établir les fondements d'une identité partagée et de réconciliation. Selon lui, la justice transitionnelle n'est pas encore pleinement mise en œuvre à Taïwan et la société demeure divisée sur la question des symboles autoritaires et de la mémoire historique, d’où l'importance de poursuivre les commémorations et le dialogue.

Pour mémoire, le 27 février 1947, une veuve taïwanaise suspectée de vendre des cigarettes de contrebande a été arrêtée, attirant des passants en colère. La police tire sur la foule, abattant un homme, ce qui déclenche un soulèvement anti-gouvernemental dans un contexte de ressentiment envers les autorités en raison de la corruption et de l’exclusion des Taïwanais de la vie politique. Le parti nationaloiste chinois Kuomintang (KMT) venait de succéder aux Japonais à la tête de Taïwan après la Seconde Guerre mondiale. Le soulèvement du 28 février 1947 a été violemment réprimé par le KMT, faisant des milliers de victimes dans les jours suivants et marquant le début de la période de Terreur Blanche.

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