A l’époque de l’essor économique de Taïwan, la patate douce était considérée comme un aliment pour les pauvres, provoquant la chute de cette culture. Mais ces dernières années, la situation semble avoir beaucoup changé. La patate douce, très recommandée par les nutritionnistes, a regagné en popularité d’abord auprès des consommateurs, poussant ainsi de plus en plus d’exploitants à s’y consacrer.
Le pays a produit 218 000 tonnes de patates douces en 2024, mais cette quantité ne suffit pas pour répondre à la demande domestique de 230 000 tonnes par an. Selon les statistiques de l’Administration agroalimentaire, Taïwan a importé 292 tonnes de patates douces en 2011. L’importation est sept fois plus importante 14 ans plus tard. Le Vietnam et le Japon sont les deux principaux pays fournisseurs.
Contrairement à la patate douce, le riz est en surproduction à Taïwan. Ainsi le gouvernement invite les riziculteurs à remplacer leurs rizières de la 2e saison par d’autres cultures telles que la patate douce. Ainsi, on compte sur l’ensemble du territoire 2 905 hectares de rizières abandonnées au profit d’autres cultures en 2025, dont 239 hectares consacrés désormais à la patate douce, la 3e culture remplaçante juste après le soja et le sarrasin commun. La plupart des cultures de patates douces se concentrent dans le comté de Yunlin, dans le centre-ouest du pays.
Afin de faciliter la distribution de leurs produits, le gouvernement s’efforce de signer des contrats de rachats garantis avec le plus de cultivateurs possibles. En 2025, 2 200 hectares de cultures de patates douces étaient ainsi sous contrat, contre 1 720 hectares en 2022.