Le Prix Tang dans le domaine de l’état de droit a été décerné le 27 septembre dernier à Mary Robinson, ancienne Présidente d’Irlande et ancienne Haut-Commissaire de l’ONU pour les droits humains. Dans son discours prononcé ce matin, elle a mis l’accent sur le fait que l’état de droit se détériore dans de nombreux pays et qu’il importait de le défendre. En réponse à des questions de journalistes sur Taïwan, elle a fait remarquer que les petits pays pouvaient jouer un rôle important, l’Irlande en est un exemple.
Mary Robinson a aussi salué les efforts de Taïwan pour intégrer en droit interne plusieurs conventions internationales en matière de droits humains, bien que Taïwan ne puisse pas en être officiellement signataire, n’étant pas membre des Nations unies. Elle a aussi salué le fait que le gouvernement taïwanais ait mis en place une Commission nationale des droits humains qui soit indépendante et ait légalisé le mariage de personnes de même sexe. Selon elle, la situation des droits humains à Taïwan contraste drastiquement avec la situation déplorable des droits humains en Chine.
Lors de son séjour à Taïwan, Mary Robinson a aussi dialogué avec des jeunes dans plusieurs collèges et lycées de Taipei.
Pour mémoire, le Prix Tang, décerné par la Fondation Tang créée en 2012 à l’initiative de l’Homme d’affaires taïwanais et philanthrope Samuel Yin, récompense tous les deux ans des personnalités ayant contribué de manière significative à l’état de droit, la sinologie, le développement durable et la biopharmaceutique. Les autres lauréats de cette année sont Omar M. Yaghi (catégorie développement durable), Joël Francis Habener (biopharmacie) et Hsu Cho-yun (sinologie).