Taïwan est devenu un pays sans énergie nucléaire depuis la mise à l’arrêt du 2e réacteur de sa 3e centrale nucléaire en mai 2025 dans le cadre de la politique énergétique du gouvernement.
Cependant, le développement rapide des technologies très gourmandes en électricité, telles que l’intelligence artificielle et le calcul intensif, a poussé le gouvernement à reconsidérer l’énergie nucléaire.
En vue de la relance de la 3e centrale nucléaire, la companie d’électricité Taipower a procédé à une série d’auto-évaluations, dont la première phase, concernant notamment l’état des installations, a été accomplie. Taipower a signé le 15 janvier dernier un protocole d’entente avec le constructeur américain des deux réacteurs, Westinghouse Electric Company, et selon un contrat signé le 13 février, les deux parties vont entamer la suite de leur coopération. La société américaine enverra à Taïwan des techniciens pour vérifier l’état des installations vieilles de 40 ans. Dans le même temps, l’Institut de Recherche en Technologies industrielles (ITRI) et l’Institut national de Recherche atomique (NARI) seront engagés pour évaluer les installations de connexion au réseau externe. Selon une estimation de Taipower, l’ensemble des évaluations devrait durer 18 à 24 mois.
Taipower présentera un bilan à la Commission de la Sécurité nucléaire (NSC) vers la fin de ce mois de mars dans l’espoir d’obtenir son feu vert. Notons que le ministre de l’Economie Kung Ming-hsin (龔明鑫) a laissé entendre que si tout se passe bien, la 3e centrale nucléaire pourrait envisager sa remise en opération au plus tôt en 2028.