Commissionnée par le Parc national de Kinmen, l’Association des secours et de la protection des rapaces de l’archipel s’est toujours occupée jusqu’ici des soins médicaux des oiseaux blessés, mais depuis cette année, elle est également engagée dans l’observation continue via satellite des oiseaux relâchés dans la nature.
Ainsi, l’association a pu découvrir ces derniers mois que contrairement à ce qu’elle avait cru, les champs cultivés et les prairies ne sont pas les seuls milieux préférés du hibou des marais (Asio flammeus). Parfois, cette espèce rapace se déplace aussi d’un village à un autre et fait ses nids dans les bois au-dessus de l’hôpital Huakangshi, abrité dans une cavité en granite.
Par contre, la buse d’Orient (Buteo japonicus) s’avère plus sédentaire, assez rattachée aux milieux d’altitude supérieure qu’elle a choisis, ce qui indique aussi les conditions stables de ces lieux, aussi bien en termes de nourriture qu’en terme de confort naturel.
Maintenant, au retour du printemps, la tâche de l’association se dirige davantage vers l’observation des comportements des rapaces dans leur migration en comparant les différentes espèces. De son côté, le Parc national a salué l’élargissement des missions de l’association grâce à la technologie de géopositionnement.