A Pékin se tiennent actuellement la 4e session de la 14e Assemblée populaire nationale (APN) et la 4e session du 14e Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC).
Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi (王毅) a assisté à une conférence de presse de cet événement politique le 8 mars, durant laquelle il a souligné l’opposition de Pékin à l’unilatéralisme et à tout harcèlement entre nations.
Aujourd’hui, lorsqu’il s’exprimait dans le cadre d’une discussion à Taipei autour des sessions plénières des deux organes chinois, le vice-président de la Commission ministérielle des affaires continentales (MAC) de Taïwan Shen Yu-chung (沈有忠) a évoqué les propos de Wang Yi : « Dans ses propos adressés au Moyen-Orient et aux Etats-Unis, Wang Yi a dit s’opposer à l’unilatéralisme et aux harcèlements. La pratique de la Chine, à l’heure actuelle, dans l’Indopacifique et surtout dans le détroit de Taïwan, ne révèle-t-elle pas de l’unilatéralisme, des harcèlements ? Pékin refuse de dialoguer avec le gouvernement élu par les Taïwanais et continue à isoler et à réprimer Taïwan sur le plan diplomatique. »
Shen Yu-chung a appelé Pékin à reconnaître le fait historique interdétroit, en soulignant que « la République de Chine n’a jamais disparu et continue bel et bien à exister à Taïwan ».