À l’occasion du 15ᵉ anniversaire du séisme du 11 mars 2011 au Japon, Taïwan a réaffirmé la solidité de ses liens avec l’archipel et exprimé le souhait de renforcer la coopération bilatérale, notamment en matière de prévention des catastrophes et de résilience sociale.
Alors que le séisme de 2011 a engendré un tsunami qui a atteint la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, faisant des dizaines de milliers de morts, disparus et blessés dans l’est du Japon, le ministère taïwanais des Affaires étrangères a souligné aujourd’hui que la catastrophe a profondément marqué les relations entre les deux sociétés. À l’époque, la population taïwanaise avait multiplié les dons et les initiatives de soutien. Aujourd’hui, selon des sondages récents cités par les autorités taïwanaises et japonaises, plus de 70 % des Taïwanais et des Japonais déclarent éprouver de la sympathie l’un pour l’autre, et les visites de touristes et de parlementaires ont atteint des niveaux records après la pandémie, tandis que les échanges commerciaux bilatéraux ont atteint 84,85 milliards de dollars américains. Depuis 1972, plus de 90 accords ou mémorandums de coopération ont été signés, et plus de 230 partenariats existent entre collectivités locales.
Par ailleurs, des accords ont été conclus entre les institutions taïwanaise et japonaise de recherche et prévention des catastrophes ; des formations et séminaires sont aussi organisés dans le cadre du Global Cooperation and Training Framework (GCTF).
Le président taïwanais Lai Ching-te (賴清德) a rappelé ce 11 mars que Taïwan et le Japon se trouvent tous deux sur une zone sismique et partagent une longue histoire ainsi qu’une forte solidarité entre leurs populations. Il a évoqué l’aide mutuelle apportée lors des grandes catastrophes, qu’il s’agisse du séisme japonais de 2011, des séismes de Taïwan de 2016 et de 1999 ou encore de la pandémie de COVID-19.
Alors que Taïwan a arrêté l’ensemble de sa production d’énergie nucléaire en mai dernier mais projette de remettre en activité une centrale nucléaire, ni le ministère des Affaires étrangères ni le Président n’ont mentionné le rôle de la centrale nucléaire de Fukushima dans les évènements du 11 mars 2011, se contentant de parler de « séisme », de « tsunami » et de « catastrophe ».