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Quatre responsables du KMT reconnaissent avoir forgé des signatures lors de la campagne de destitution contre des députées du DPP

12/03/2026 16:50
Par: La Rédaction
L’ancienne présidente de la section du KMT à Taipei Huang Lu Chin-ju (centre) sort du tribunal de Taipei (photo CNA)
L’ancienne présidente de la section du KMT à Taipei Huang Lu Chin-ju (centre) sort du tribunal de Taipei (photo CNA)

Quatre responsables du Kuomintang (KMT) ont reconnu leur culpabilité dans une affaire de falsification de signatures liées à des pétitions de révocation de députés du Parti démocrate progressiste (DPP). Lors d’une audience au tribunal de Taipei, l’ancienne présidente de la section du KMT à Taipei Huang Lu Chin-ju (黃呂錦茹), ainsi que trois autres responsables locaux, Yao Fu-wen (姚富文), secrétaire général à Taipei, Chu Wen-ching (初文卿) et Chen Kui-hsun (陳奎勳), ont admis avoir participé à la falsification de listes de signataires pour des campagnes de révocation visant les députées Wu Pei-yi (吳沛憶) et Wu Szu-yao (吳思瑤). Selon l’accusation, en février 2025, ils auraient demandé à des volontaires de copier des informations depuis des listes de membres du parti pour forger des signatures. Le parquet de Taipei les a inculpés en juin 2025 pour falsification de documents et violation de la loi sur la protection des données personnelles.

Un cinquième accusé, Lai Yi-ren (賴苡任), initiateur officiel de la campagne de révocation contre Wu Szu-yao, nie toute implication et affirme ne pas avoir participé à la création des listes ni connaître l’utilisation de fichiers de membres du parti. Le parquet a demandé l’audition de plusieurs témoins et suspects, dont Huang Lu Chin-ju et un conseiller municipal de Taipei. La phase d’interrogatoire du procès devrait commencer le 6 juillet. 

Par ailleurs, Huang Lu Chin-ju, actuellement soumise à une interdiction de quitter le territoire et à une surveillance électronique, a demandé la levée de son bracelet électronique en invoquant des problèmes de santé et un stress important. Le parquet s’y oppose, estimant que les raisons de la mesure restent valables. Le tribunal doit encore trancher.

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