Le Yuan législatif taïwanais a tenu aujourd’hui une réunion entre groupes parlementaires et est parvenu à un consensus : autoriser le ministère de la Défense à signer avec les États-Unis quatre contrats d’armement pour lesquels une lettre d’offre et d’acceptation (LOA) a déjà été émise, dont les obusiers automoteurs M109A7, les missiles TOW, les missiles Javelin et le système de lance-roquettes à longue portée HIMARS.
Ces trois premiers contrats doivent être signés rapidement car les lettres d’offre expirent le 15 mars et la loi spéciale relative aux achats militaires n’a pas encore été examinée. Afin d’éviter un retard dans le calendrier d’acquisition, les parlementaires ont donc accepté que le ministère signe d’abord ces accords avec la partie américaine.
La résolution adoptée exige aussi que le ministère de la Défense présente immédiatement au Parlement un calendrier complet de livraison des armes après la signature. Le ministère de la Défense a précisé que le calendrier définitif de livraison ne pourra être confirmé qu’après la signature et la conclusion des contrats avec les fabricants américains, ce qui pourrait créer un décalage entre les informations disponibles dans la lettre d’offre et les délais réels.
Le Parti populaire taïwanais (TPP) souligne que ces exigences visent à garantir un mécanisme transparent, même après l’approbation du budget. La députée Liu Shu-bin (劉書彬) a déclaré : « Cela permettra que, lors de l’examen futur des dispositions, nous puissions mieux comprendre comment accroître la transparence, y compris en recourant à des réunions confidentielles. La sécurité nationale est très importante, mais en tant que députés du Yuan législatif, nous devons aussi veiller à ce que les mécanismes de surveillance démocratique fonctionnent correctement. »
Le Parti démocrate progressiste souhaitait également inclure l’achat de drones antichars parmi les projets autorisés, car cinq des huit ventes d’armes annoncées par les États-Unis en décembre dernier relèvent de la loi spéciale. Les partis d’opposition ont toutefois insisté pour se limiter aux programmes ayant déjà reçu une lettre d’offre.