Au lendemain de l’annonce des enquêtes commerciales des Etats-Unis qui visent leurs 16 partenaires, dont Taïwan, la Chine ou encore l’Union européenne au titre de la section 301 du Trade Act de 1974, le Bureau du représentant américain au Commerce (United States Trade Representative, USTR) a annoncé de nouvelles enquêtes le 12 mars, heure de Washington, visant 60 entités économiques. Le représentant américain au commerce Jamieson Greer a indiqué que malgré le consensus international sur la lutte contre le travail forcé, les gouvernements n’ont pas tous mis en œuvre ni appliqué efficacement les mesures visant à interdire l’entrée sur leurs marchés des produits fabriqués grâce au travail forcé. Par conséquent, depuis des années, les travailleurs et les entreprises américains sont contraints de concurrencer des producteurs étrangers qui bénéficient de coûts de revient plus intéressants, grâce au travail forcé.
Taïwan, tout comme la Chine, Israël, l’Angleterre, l’UE ou encore les Emirats Arabes Unis font partie de cette liste de 60 entités ciblées. Selon Jamieson Greer, ces enquêtes permettront de déterminer si les gouvernements étrangers ont pris des mesures suffisantes pour interdire l’importation de marchandises produites grâce au travail forcé et de montrer dans quelle mesure l’incapacité à éradiquer ces pratiques odieuses affecte les travailleurs et les entreprises américains. Des auditions auront lieu le 28 avril prochain dans le cadre de ces enquêtes.
De son côté, le gouvernement taïwanais affiche sa sérénité dans l'application des mesures de lutte contre le travail forcé.