Taiwan Thinktank a organisé le 14 mars un forum célébrant le 30e anniversaire du premier scrutin présidentiel au suffrage universel direct de Taïwan. De nombreuses personnalités ayant contribué au processus de démocratisation de Taïwan ont été invitées, dont le président de la République Lai Ching-te (賴清德).
Dans son discours, le chef de l’Etat a affirmé que l’élection présidentielle de 1996 avait mis en évidence le fait que Taïwan était un Etat souverain indépendant : « Premièrement, ce scrutin signifie que la souveraineté revient désormais au peuple et que le peuple est le maître de l’Etat et le patron du président. Le dirigeant de l’Etat est choisi par le peuple. Deuxièmement, le scrutin a marqué le début d’une nouvelle étape de la démocratisation du pays, certifié la légalité et l’authenticité du gouvernement et mis fin à l’époque sombre de l’autoritarisme. Et enfin, troisièmement, le scrutin a fait de Taïwan un pays souverain indépendant, peu importe qu’il s’appelle “République de Chine” ou “République de Chine, Taïwan” ou encore “Taïwan” tout court. »
Le Bureau chinois des affaires taïwanaises a réagi au discours de Lai Ching-te en affirmant que peu importe le mode de scrutin adopté ou l’identité du candidat élu, rien ne peut changer au fait que Taïwan fait partie du territoire de la Chine.
Taiwan Thinktank a répliqué hier dans un communiqué de presse que la République populaire de Chine, qui n’a jamais permis à ses citoyens d’élir librement leurs dirigeants, n’était pas la meilleure placée pour critiquer la démocratisation de Taïwan. Par contre, le groupe de réflexion s’est dit ouvert pour partager avec Pékin l’expérience de démocratisation de Taïwan.