RTI a cité ce 20 mars des rapports de l’institut Chungshan des sciences et technologies et d’autres sources pour annoncer que l’institut Chungshan, constructeur des missiles anti-navires Hsiung Feng III (HF III 雄三反艦飛彈), prévoyait de procéder à un tir de missiles depuis l’avion de chasse de contruction locale IDF les 26 et 27 mars. Ces tests qui se dérouleront sur la base de Jiu Peng (九鵬) à Pingtung dans l’extrême sud de Taïwan auront pour cible un patrouilleur de classe Ching Chiang (錦江) déjà retiré des services. Si le test se déroule favorablement, la production de masse de ces missiles HF III supersoniques devrait débuter en 2027.
Actuellement, le missile Hsiung Feng III existe déjà en deux versions de base, l’une pour être tiré depuis le sol, l’autre depuis un navire.
Selon Shu Hsiao-huang (舒孝煌), chercheur à l’Institut de recherche sur la défense et la sécurité nationale, les missiles qui équipent les avions de combat permettront non seulement d’étendre la zone d’opérations, mais aussi d’offrir une plus grande souplesse dans son utilisation tactique :
« Dans le cas d’un tir depuis le sol, il est plus probable de deviner approximativement d’où provient le tir. Or, s’il s’agit d’un tir depuis le ciel, il sera plus difficile pour les navires ennemis d’évaluer la direction de la menace. De plus, la portée d’un tir depuis le sol reste limitée, tandis que dans le cas d’un tir depuis le ciel, il faut prendre en compte du rayon d’action de l’avion qui s’ajoute à la portée des missiles, ce qui nous confère une grande force pour mener des missions anti-navires dans la région. »