Le ministère de l'Environnement a annoncé hier que le projet pilote interministériel de captage et de séquestration de carbone présenté par la compagnie pétrolière CPC à Tiezhanshan a été approuvé. Ce site, dans le canton de Tongxiao, comté de Miaoli, sur la côte nord-ouest, deviendra ainsi le premier de ce type à Taïwan.
Le ministère a précisé que, conformément à la loi relative à la lutte contre le changement climatique, qui a pour objectif la neutralité nette en carbone d’ici à 2050, les entreprises qui entreprennent des projets de captage et de séquestration de dioxyde de carbone doivent obtenir l'approbation de l'autorité centrale compétente. Ce projet a été examiné par des experts et des universitaires en géologie, en génie de l'environnement et en droit, des représentants des ministères concernés et du gouvernement local. L’étude d’impact environnemental a été approuvée en 2023.
Il s’agit d’un modèle complet d'économie circulaire du carbone. Sa méthode principale consiste à injecter le dioxyde de carbone capté dans une couche de grès d'environ 1 700 mètres de profondeur pour un « stockage géologique ». Le projet est divisé en trois phases, avec un objectif de séquestration cumulée de 300 000 tonnes de CO2 au bout de trois ans.
Par ailleurs, une installation permettra de capter le CO₂ des gaz d'échappement de la raffinerie de CPC, afin de le convertir en méthanol, qui peut ensuite être utilisé comme matière première pour des produits chimiques tels que l'éthylène, le propylène ou l'acide acétique.
La durée d'exécution du projet est de trois ans. Si le volume total de capture de CO2 n'est pas atteint à la fin de la période, une prolongation peut être demandée avant l'échéance. Un suivi post-injection sera mis en place pendant deux ans.
Le ministère a précisé qu’une surveillance sera effectuée sur la pression dans les puits, l’activité microsismique, et la concentration de CO2 dans le sol, les eaux souterraines et l'atmosphère. Les technologies de capture et séquestration de carbone sont, selon le ministère, indispensables pour atteindre la neutralité carbone nette, en particulier pour les secteurs où il est difficile de réduire les émissions.