Le Centre de contrôle des maladies (CDC) de Taïwan a rendu public le résultat de l’analyse d’un échantillon prélevé sur un patient grippé le 27 mars dernier, précisant qu’il s’agissait du tout premier cas humain local atteint par le virus H7N7. Se voulant rassurant, le centre a tenu à souligner que le virus en question était faiblement pathogène et qu’il ne présentait pas de résistance au traitement. Le CDC a rapporté le cas auprès de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Les statistiques indiquent qu’au moins 90 cas de H7N7 infectant l’homme ont été rapportés dans le monde depuis 1959, notamment avant 2003 en Europe, avec un seul décès. La plupart des cas ont manifesté une conjonctivite virale. Puis après trois cas rapportés en Italie en 2013, aucun cas n’avait été signalé chez l’homme. Par contre, entre les volailles, le H7N7 continuait à évoluer et à se transmettre.
Le CDC a ajouté que l’analyse génétique avait révélé que le variant H7N7 responsable de ce premier cas humain à Taïwan se distinguait largement de celui identifié chez les hommes eu Europe il y a une dizaine d’années, mais qu’en revanche, il se rapprochait beaucoup des variants détectés chez les oiseaux sauvages à Taïwan ces dernières années. Toutefois, les spécialistes estiment que les risques de transmission de volailles à l’homme restent assez limités pour le moment.