Le centre national des arts Weiwuying, à Kaohsiung, s’engage dans le projet de création d’une carte mémorielle de la danse à Taïwan, visant à enrichir la préservation de l’histoire et l’art de la danse à Taïwan. Le 8 avril, l’institution a signé un protocole d’entente avec le Musée national d’histoire de Taïwan pour la numérisation et l’archivage des matériaux historiques liés à la danse, dans le cadre de l’initiative de Reconstruction de l’histoire de l’art taïwanais 2.0 du Ministère de la Culture.
Selon Chien Wen-Pin (簡文彬), le directeur artistique de Weiwuying, ce projet vise à combler les lacunes historiques et reconstruire un puzzle complet de l’histoire de la danse taïwanaise. Quinze projets de recherche sont déjà lancés, plus de 200 critiques de danse ont été numérisées, et à terme, posters, programmes, photos et vidéos seront également numérisés et archivés au musée.
Pour Yang Fu-chin (楊富欽), directeur du centre d’innovation numérique du musée, cette collaboration permet de centraliser et de conserver durablement les documents audiovisuels et historiques liés à la danse, tout en assurant leur diffusion et leur valorisation publique.
La chercheuse Mo Lan-lan (莫嵐蘭) a insisté sur l’urgence de documenter les témoignages oraux, car de nombreux danseurs et danseuses prennent leur retraite, comme par exemple Yao Ming-li (姚明麗), qui en 1979 a introduit la version intégrale du ballet Giselle, et Chiang Ming-chu (江明珠), qui a systématisé l’enseignement de la danse et a fait connaître les danses traditionnelles taïwanaises à l’international.
La chercheuse Fan Hsiang-chun (樊香君) explique que le projet couvre les événements de danse à travers tout le territoire, en les mettant en résonance avec le contexte social de chaque époque. Il ne s’agit donc pas seulement de la danse sur scène, mais aussi de son impact et de sa dimension sociale.