Ce matin sur sa page FB, le président de la République Lai Ching-te (賴清德) a indiqué qu’il était possible de « se nourrir des idéaux de paix, mais pas d’illusions irréalistes », ajoutant que toute compromission avec l’autoritarisme au prix de la souveraineté et la démocratie ne pouvait conduire à la liberté, et encore moins à la paix.
S'il n'a pas évoqué directement la rencontre entre la présidente du KMT Cheng Li-wun et Xi Jinping, son parti n'a pas manqué de réagir en soulignant les besoins réels de Taïwan, par la voix du secrétaire général du DPP, Hsu Kuo-yung (徐國勇) :
« Ce genre de rencontre doit s'inscrire dans l’intérêt de Taïwan. Il faut que Taïwan puisse insister sur sa souveraineté, faute de quoi une telle rencontre ne peut que nuire à Taïwan. »
Hsu Kuo-yung a par ailleurs critiqué le KMT qui se rend en Chine d'une part et qui, d'autre part, bloque volontairement le vote du budget de la défense et du budget général du gouvernement au Parlement.
Le porte-parole du DPP Li Kun-cheng (李坤城) a précisé que ce que Pékin appelle « consensus de 1992 » correspond en réalité à « une seule Chine » et au principe « une Chine, deux systèmes » que l’opinion publique taïwanaise a déjà clairement refusé.