Suite à la pandémie de Covid-19, les grands aéroports ont de plus en plus recours aux systèmes de reconnaissance faciale. S'inspirant des expériences des aéroports de Singapour, de Hong Kong et de Tokyo-Haneda, l’Administration taïwanaise de l’aviation civile, a commencé en juin 2023 à déployer le système « One ID » dans le terminal international de l’aéroport Songshan à Taipei. Ce service, qui intègre notamment l'enregistrement automatique des bagages et des portiques électroniques, grâce à la reconnaissance faciale, a été officiellement lancé ce 14 avril après une période de test.
Le directeur de l'aéroport, Cheng Chien-chung (鄭堅中), a déclaré que l'aéroport de Songshan avait accueilli 2,8 millions de passagers internationaux l'an dernier, dont 1,4 million au départ, nécessitant la présentation de leur passeport. Grâce à la mise en place du système « One ID » de reconnaissance faciale, il estime que leurs démarches seront plus rapides : « Les passagers peuvent s’enregistrer au comptoir ou aux bornes d’enregistrement automatique. La puce de leur passeport est lue, et la photo est convertie en un identifiant unique, lequel est ensuite associé à leur carte d’embarquement, finalisant ainsi l’enregistrement facial. Dès lors, et jusqu’à l’embarquement, l’ensemble du processus est réalisé rapidement grâce à la reconnaissance faciale. Si les passagers se sont déjà enregistrés en ligne via l’application de la compagnie aérienne, ils peuvent également s’enregistrer aux portiques électroniques à l’entrée de la zone réglementée de l’aéroport. »
Hormis le contrôle de l’immigration où la présentation du passeport reste obligatoire, toutes les autres formalités comprenant l’enregistrement des bagages pourront être effectuées par reconnaissance faciale. Ce système devrait réduire le temps d’attente des passagers de 30 % et permettre de réduire de 20 % le personnel en contact avec le public. Selon le directeur de l’aéroport, la vérification d’identité via la reconnaissance faciale sera plus précise, renforçant ainsi la sécurité, réduisant les risques de contamination et améliorant l’efficacité opérationnelle et la compétitivité de l’aéroport.
Cheng Chien-chung a également expliqué que durant la période d'essai du système « One ID », seuls 5 % des passagers ont rencontré des problèmes lors de la vérification de leur identité par reconnaissance faciale, probablement en raison de puces de passeport endommagées, de blessures au visage ou d'interventions de chirurgie esthétique. Ces cas ont toutefois pu être vérifiés manuellement.
Afin de garantir la sécurité des données des passagers, les informations les concernant seront automatiquement supprimées dans les 24 heures. Le système a coûté 300 millions de NTD (plus de 8 millions d’euros), un montant qui sera pris en charge par les compagnies aériennes au cours des sept prochaines années, au prorata du nombre de passagers transportés.