Un ancien ingénieur de Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC), le géant taïwanais des semiconducteurs, a été condamné aujourd’hui en première instance à 10 ans de prison pour avoir obtenu de manière illégale des secrets de TSMC relatifs aux technologies à 2 nm et à moins de 14 nm. Selon l’accusé, cette fuite avait pour but de convaincre davantage de clients potentiels de TSMC de passer leurs commandes à son nouvel employeur japonais Tokyo Electron Limited (TEL).
L’ingénieur a été aidé par trois complices, des anciens collègues qui travaillaient encore chez TSMC au moment des faits et qui ont écopé de peines allant de 2 à 6 ans. L’entreprise japonaise a été sanctionnée, quant à elle, d’une amende de 150 millions de dollars taïwanais (4,07 millions d’euros) avec 3 ans de sursis, en plus d’un dédommagement de 100 millions de dollars taïwanais (2,71 millions d’euros) à verser à TSMC.