« La décision du gouvernement zambien de reporter RightsCon 2026 qui s’est finalement traduite par une annulation du sommet, soulève des inquiétudes quant à l’engagement des autorités en faveur de la liberté d’expression et de réunion, ainsi qu’à une éventuelle ingérence du gouvernement chinois », a déclaré aujourd’hui l’ONG Human Rights Watch.
Le 29 avril, Felix Mutati, le ministre des technologies et des sciences de la Zambie, avait annoncé le report du RightsCon Summit 2026 en raison de la nécessité d’une divulgation exhaustive […] concernant les principaux thèmes proposés pour les débats du sommet. Finalement, les organisateurs de RightsCon, Access Now, ont annoncé que l’édition 2026 de ce sommet qui s’est imposé comme le principal forum mondial consacré aux droits numériques ces dernières années n’aurait malheureusement pas lieu, ni en Zambie ni en ligne.
Selon Human Rights Watch, un militant de la société civile, membre du comité d’organisation de RightsCon à Lusaka, a déclaré à l’ONG que ce report faisait suite au mécontentement exprimé par le gouvernement chinois auprès des autorités zambiennes concernant la présence de participants invités de Taïwan. Human Rights Watch a rapporté que le centre de conférence Mulungushi qui devait accueillir ce sommet a été rénové en 2020 grâce au financement de Pékin, pour un coût estimé à 60 millions de dollars américains.
Human Rights Watch déclare ce 1er mai ne pas avoir été en mesure de vérifier de manière indépendante si la Chine avait joué un rôle dans la décision du gouvernement zambien au sujet de l’annulation de ce sommet. Ni le gouvernement zambien ni l’ambassade de Chine à Lusaka n'ont répondu aux questions de Human Rights Watch.
Notons que l’année dernière, la 13e édition du sommet RightsCon qui réunit chaque année des milliers de participants du monde entier pour examiner l’impact croissant des technologies numériques sur les droits humains s’était déroulée à Taipei du 24 au 27 février 2025.