Cette année marque les 20 ans de l’adoption d’une révision à la loi fondamentale sur l’éducation qui interdit toutes formes de punition corporelle dans les établissements scolaires.
L’organisation non gouvernementale “Taïwan Go Go” a récemment fait une enquête sur la pratique des punitions corporelles à Taïwan. L’ONG a reçu près de 30 000 réponses valables qui ont révélé que plus de 90 % des personnes ont fait l’objet de punitions corporelles. Chez les moins de 18 ans, le taux s’avère plus faible, soit 85 %, contre 99 % chez les plus de 35 ans.
Selon l’enquête, les dix formes de punition les plus courantes sont les suivantes :

En termes des lieux de punition, on a constaté que les punitions ayant lieu dans les milieux scolaires sont en baisse considérable, représentant 16 % de l’ensemble des cas, contre 86 % en 2006. En revanche, la famille et les classes privées supplémentaires après l’école tendent à devenir les principaux théâtres de punitions interdites. Environ 30 % des mineurs affirment avoir été punis dans plus d’un milieu, dont la moitié concerne à la fois les classes supplémentaires et le cadre familial.
L’enquête indique par ailleurs qu’environ 60 % des sondés s’opposent aux punitions corporelles tandis que 38 % disent les approuver sous certaines conditions. L’étude a également constaté que beaucoup de parents qui pratiquent les punitions corporelles ont, en réalité, été punis de la même manière dans leur enfance.